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Le Collège la Mère de Dieu

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L' histoire de la Congrégation et de la mission d'Egypte

La Congrégation de la Mère de Dieu

La Congrégation de la Mère de Dieu doit son origine à une oeuvre modeste créée a Paris, en 1648, par Monsieur Olier, curé de Saint-Sulpice, pour l'éducation et l'instruction des orphelines pauvres de sa paroisse.

M. Olier

Monsieur Olier, Curé de Saint-Sulpice

Marie Marguerite de Lézeau en a fait la Congrégation de la Mère de Dieu en 1809.

Mère de Lezeau

Mère Marie-Marguerite-Arsène De Lézeau - Première Supérieure générale de la Congrégation (1755-1838)

La Mission d'Egypte - Création de la maison du Caire (1880)

Le projet d'une fondation en Egypte, avait déjà été étudié sous l'administration de la Révérende Mère Marie de Saint-Stanislas, mais son mauvais état de santé avait fait ajourner la mise à éxécution. Ce fut donc à la Révérende Mère Marie de Sainte-Claire, d'inaugurer et de conduire à bonne fin cette mission.

Une demoiselle inconnue, attachée au Palais de la petite-fille de Méhemet-Ali, fit proposer au Khédive, par son secrétaire, Gaudart-Pacha, de créer dans son pays des établissements analogues a ceux de la légion d'honneur, qui seraient confiés également aux religieuses de la Mère de Dieu. Il résulterait de cette fondation, de nombreux avantages pour la société européenne résidant en Egypte, ainsi que pour les familles égyptiennes, permettant de seconder, dans une certaine mesure, le progrès de l'influence du catholicisme et du nom francais, en Egypte, et de contribuer au relèvement moral de la femme.

Il sagissait, en effet de diriger l'éducation des jeunes filles, appartenant a l'élite de la société parmi les diverses nations représentées en Egypte, et a ces familles coptes qu'il importait de retenir enracinées dans leur attachement à la foi de leurs ancêtres.

Mère de Ste Claire

Mère Marie de Sainte-Claire - Quatrième supérieure générale de la Congrégation (A partir de 1879)

Ce fut le 13 décembre 1879, que s'accomplit dans la chapelle de la Maison Mère la cérémonie des adieux, précédant le départ de sept Religieuses.

Le soir du 15 décembre, la Supérieure générale, accompagnée de la Mère Marie de Sainte-Emerance, part pour Rome.

Le 28 décembre, le Pape Léon XIII, les récoit en audience privée, et écoute avec intérêt tous les détails relatifs à la mission d'Orient.

Le souverain Pontife leur donne pour protecteur à Rome, son frère, le cardinal Pecci. Il bénit l'anneau généralice de Révérende Mère Marie de Sainte-Claire. C'est le même anneau, qui transmis a chaque Supérieure générale depuis la mère de Lézeau, avait été présenté à Pie VII et Pie IX.

Le lendemain, les Mères prenaient la route d'Ancône, pour s'arréter au sanctuaire de Lorette.
"Au départ, une offrande fut laissée pour faire brûler devant l'autel, durant une année entière, une lampe a l'intention de la Congrégation."

Le mercredi 7 janvier, elle attaignaient l'Egypte, et se présentaient a l'Archevêque et au consul. A l'hôtel ou elles étaient descendues, le Père Marcel, Gardien du couvent des Fransciscains, vint les bénir, et diverses notabilités leur rendirent visite.

Un article élogieux, publié dans Le Phare d'Alexandie, gratifia les Religieuses de la Mère de Dieu.(>> voir l'article)

Le soir même de leur arrivée, les Religieuses prenaient le train pour se rendre au Caire. Là, elles reçurent l'accueil bienveillant du Ministre de France et du Consul.

Quelques jours plus tard, sachant que les Princesses avaient exprimé le désir de voir les Religieuses, la Supérieure générale, accompagnée de la Supérieure locale, rendit visite à la princesse Zubedah, femme de Djellal-Pacha, et la fille de Méhemet Ali.

Elles allèrent ensuite chez la princesse Tewfidah, fille d'Ismael, soeur du vice-roi Tewfik et la femme de Mansour-Pacha. Les Supérieures se rendirent enfin, auprès de la veuve du vice roi Said.

Le 27 janvier 1880, Le journal d'Alexandrie publiait un article. (>>voir l'article)

Un autre journal du Caire, rendait hommage au zèle des religieuses, "qui faisait augurer des résultats brillants pour l'éducation des jeunes filles que les premières familles du Caire s'empresseront de confier a leurs soins."

La vice-Reine fut la première à confier aux religieuses à titre d'éléve, une enfant du Palais, exemple que s'empressèrent de suivre plusieurs des familles les plus considérables et quelques hauts fonctionnaires.

Le pensionnat était à l'origine situé dans une grande villa à l'angle des actuelles rues du 26 Juillet et de Talaat Harb. Il comptait, dès son ouverture, seize jeunes filles.

En septembre 1899, une annexe au pensionnat du Caire fut ouverte pour y admettre les enfants des classes laborieuses.

En 1921, le pensionnat fut transféré à Garden City dans les bâtiments actuels. Il compte de nos jours plus de 1200 élèves.

L'article du journal Le Phare d'Alexandrie:

"C'est à Tewfik-Pacha, que l'Egypte devra de posséder une institution, dont il n'est pas necessaire de louer les oeuvres, éprouvées par soixante années de direction des Maisons de la Légion d'honneur. Les personnes qui ont eu l'avantage d'être recues par Mme la Supérieure générale, ont pu concevoir, par la distinction de ses manières, par son langage, empreint du plus large esprit de tolérance, une idée du genre d'éducation que donne son institut. Pour l'Egypte, c'est la promesse d'une institution complète, pratique, fondée sur la morale et sur la religion bien ordonnée."

 

L'article publié dans Le Journal d'Alexandrie le 27 janvier 1880:

"Avant-hier, dimanche, avait lieu l'inauguration de la Maison des Dames de la Légion d'honneur, crée au Caire sous le haut patronage de son Altesse le Khédive. La cérémonie, ou l'on remarquait le baron de Ring, ministre de France, et beaucoup de dames de la colonie étrangère, a été purement religieuse (il s'agissait de la bénédiction de la chapelle), et avait attiré une assistance d'élite. Les auditeurs ont été charmés par l'exécution très bien réussie de divers morceaux de musique."

Références:

Histoire de la congrégation de la Mère de Dieu - depuis ses origines jusqu'à nos jours (1648-1902)
Par Raymond Poulle-Symian
Francois Seguin, imprimeur-éditeur, 1902

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